{"id":1612,"date":"2025-11-05T05:19:28","date_gmt":"2025-11-05T05:19:28","guid":{"rendered":"https:\/\/bloodsense.ai\/diseases\/multiple-sclerosis-symptoms-causes-and-treatments\/"},"modified":"2026-08-14T06:07:24","modified_gmt":"2026-08-14T06:07:24","slug":"symptomes-causes-et-traitements-de-la-sclerose-en-plaques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/maladies\/symptomes-causes-et-traitements-de-la-sclerose-en-plaques\/","title":{"rendered":"Scl\u00e9rose en plaques : sympt\u00f4mes, causes, diagnostic et traitement"},"content":{"rendered":"<p>Un diagnostic de scl\u00e9rose en plaques a aujourd'hui une signification bien diff\u00e9rente de celle d'il y a trente ans. Dans les ann\u00e9es 1980, on ne disposait gu\u00e8re que des cortico\u00efdes pour traiter une pouss\u00e9e s\u00e9v\u00e8re. Plus de vingt traitements de fond sont d\u00e9sormais approuv\u00e9s aux \u00c9tats-Unis, et les preuves qu'un traitement pr\u00e9coce modifie l'\u00e9volution \u00e0 long terme sont solides et coh\u00e9rentes. Ce n'est pas un rem\u00e8de, et la SEP reste une maladie chronique s\u00e9rieuse. C'est simplement un \u00e9tat des lieux fid\u00e8le de la situation actuelle dans ce domaine.<\/p>\n\n<h2>Qu'est-ce que la scl\u00e9rose en plaques ?<\/h2>\n\n<p>La scl\u00e9rose en plaques est une maladie immuno-m\u00e9di\u00e9e du syst\u00e8me nerveux central : le cerveau, la moelle \u00e9pini\u00e8re et les nerfs optiques. Le syst\u00e8me immunitaire attaque la my\u00e9line, la gaine graisseuse qui prot\u00e8ge les fibres nerveuses, et endommage souvent la fibre elle-m\u00eame. La my\u00e9line permet aux signaux de circuler rapidement ; sans elle, ils ralentissent, se dispersent ou s'arr\u00eatent.<\/p>\n\n<p>Chaque zone endommag\u00e9e est une l\u00e9sion, et ces cicatrices dispers\u00e9es donnent son nom \u00e0 la maladie. Comme une l\u00e9sion peut se former n'importe o\u00f9, les sympt\u00f4mes d\u00e9pendent de sa localisation : une l\u00e9sion sur le nerf optique trouble la vision, une autre dans la moelle cervicale engourdit un membre.<\/p>\n\n<p>La SEP n'est pas contagieuse, pas directement h\u00e9r\u00e9ditaire, et n'est pas caus\u00e9e par quoi que ce soit qu'une personne aurait fait. Elle d\u00e9bute g\u00e9n\u00e9ralement entre 20 et 40 ans, touche les femmes environ trois fois plus souvent que les hommes, et concerne pr\u00e8s d'un million d'adultes aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n\n<h2>Les formes de la scl\u00e9rose en plaques<\/h2>\n\n<p>Les neurologues d\u00e9crivent la SEP selon son \u00e9volution dans le temps. Ces cat\u00e9gories ne sont pas fig\u00e9es ; une forme peut \u00e9voluer vers une autre.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table style=\"border-collapse:collapse;width:100%;border:1px solid #d9d9d9\"><thead><tr><th style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px;text-align:left;background:#f6f8fa\">Type<\/th><th style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px;text-align:left;background:#f6f8fa\">Profil<\/th><th style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px;text-align:left;background:#f6f8fa\">Fr\u00e9quence approximative<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Syndrome cliniquement isol\u00e9 (SCI)<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Un premier \u00e9pisode unique durant au moins 24 heures, avec des r\u00e9sultats d'IRM qui peuvent ne pas r\u00e9pondre \u00e0 tous les crit\u00e8res diagnostiques<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Point d'entr\u00e9e pour de nombreux patients diagnostiqu\u00e9s ult\u00e9rieurement<\/td><\/tr><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">SEP r\u00e9mittente-r\u00e9currente (SEP-RR)<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Pouss\u00e9es distinctes avec r\u00e9cup\u00e9ration partielle ou totale, et p\u00e9riodes calmes entre les \u00e9pisodes<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Environ 85 % des diagnostics<\/td><\/tr><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">SEP secondairement progressive (SEP-SP)<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">D\u00e9bute sous forme de SEP-RR, puis \u00e9volue vers une accumulation lente du handicap avec moins de pouss\u00e9es<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Une phase ult\u00e9rieure pour certains patients ; moins fr\u00e9quente aujourd'hui<\/td><\/tr><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">SEP primaire progressive (SEP-PP)<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Aggravation progressive d\u00e8s le premier sympt\u00f4me, sans pouss\u00e9es nettes<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Environ 10 \u00e0 15 % des diagnostics<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<p>Les formes r\u00e9mittentes r\u00e9pondent le mieux aux traitements actuels ; les formes progressives sont plus difficiles \u00e0 ralentir, et c'est l\u00e0 que se concentre la recherche.<\/p>\n\n<h2>Sympt\u00f4mes et premiers signes<\/h2>\n\n<h3>Les premiers sympt\u00f4mes qui conduisent le plus souvent \u00e0 un diagnostic<\/h3>\n\n<p>La n\u00e9vrite optique est un signe r\u00e9v\u00e9lateur classique : douleur lors des mouvements oculaires, d\u00e9coloration des couleurs dans un \u0153il, vision centrale floue s'installant en quelques heures \u00e0 quelques jours. La plupart des personnes r\u00e9cup\u00e8rent une vision fonctionnelle.<\/p>\n\n<p>Les troubles sensitifs sont tout aussi fr\u00e9quents et plus faciles \u00e0 ignorer : une sensation d'engourdissement en ceinture autour du torse, des fourmillements dans une main, une d\u00e9charge \u00e9lectrique le long de la colonne vert\u00e9brale lorsque le menton s'abaisse. Des probl\u00e8mes d'\u00e9quilibre s'y ajoutent, allant d'une instabilit\u00e9 \u00e0 une jambe qui tra\u00eene. En revanche, une paralysie faciale unilat\u00e9rale soudaine refl\u00e8te bien plus souvent une <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/maladies\/guide-des-symptomes-des-causes-et-des-traitements-de-la-paralysie-de-bell\/\">paralysie de Bell touchant un seul nerf cr\u00e2nien<\/a>.<\/p>\n\n<h3>Les sympt\u00f4mes invisibles qui passent inaper\u00e7us<\/h3>\n\n<p>La fatigue est le sympt\u00f4me le plus fr\u00e9quent de la SEP et le plus difficile \u00e0 expliquer : ce n'est pas une fatigue ordinaire, et le repos n'y change rien. Les troubles cognitifs sont fr\u00e9quents et discrets, comme un ralentissement du traitement de l'information ou des mots qui disparaissent en plein milieu d'une phrase.<\/p>\n\n<p>La sensibilit\u00e9 \u00e0 la chaleur, ou ph\u00e9nom\u00e8ne d'Uhthoff, aggrave temporairement les sympt\u00f4mes existants par temps chaud ou en cas de fi\u00e8vre ; aucune nouvelle l\u00e9sion n'appara\u00eet, et tout rentre dans l'ordre d\u00e8s que la temp\u00e9rature redescend. Les envies urgentes d'uriner et la vidange incompl\u00e8te de la vessie sont fr\u00e9quentes et tout \u00e0 fait traitables, mais souvent pass\u00e9es sous silence.<\/p>\n\n<h2>Causes et facteurs de risque<\/h2>\n\n<p>La SEP n'a pas de cause unique. Elle se d\u00e9veloppe lorsqu'une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique rencontre certains facteurs environnementaux.<\/p>\n\n<p>La g\u00e9n\u00e9tique oriente le risque sans en d\u00e9cider. Plus de deux cents variants communs contribuent \u00e0 l'augmenter, les plus importants se trouvant dans la r\u00e9gion HLA-DRB1, qui aide le syst\u00e8me immunitaire \u00e0 distinguer le soi du non-soi. Avoir un parent ou un fr\u00e8re ou une s\u0153ur atteint de SEP fait passer le risque au cours de la vie d'environ un sur trois cents \u00e0 quelques pour cent.<\/p>\n\n<p>Les donn\u00e9es concernant le virus d'Epstein-Barr sont frappantes. Dans une cohorte de plus de dix millions de jeunes adultes dans l'arm\u00e9e am\u00e9ricaine, le risque de SEP a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par 32 apr\u00e8s une infection par le VEB ; parmi les 801 personnes ayant d\u00e9velopp\u00e9 une SEP, une seule n'avait jamais \u00e9t\u00e9 infect\u00e9e. Le VEB semble n\u00e9cessaire, mais pas suffisant : environ 95 % des adultes le portent, et la grande majorit\u00e9 ne d\u00e9veloppe jamais de SEP.<\/p>\n\n<p>La vitamine D fait l'objet de nombreuses id\u00e9es re\u00e7ues. La scl\u00e9rose en plaques est plus fr\u00e9quente aux latitudes \u00e9lev\u00e9es et un faible taux de vitamine D est associ\u00e9 \u00e0 un risque plus \u00e9lev\u00e9, c'est pourquoi de nombreux m\u00e9decins mesurent <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/marqueurs-sanguins\/vitamine-d-comprendre-les-niveaux-sanguins\/\">un taux sanguin de vitamine D qui refl\u00e8te \u00e0 la fois l'exposition au soleil et les apports alimentaires<\/a>. Ce que les essais cliniques n'ont pas d\u00e9montr\u00e9, c'est que la suppl\u00e9mentation traite une SEP d\u00e9j\u00e0 install\u00e9e. Corriger une v\u00e9ritable carence est raisonnable ; s'attendre \u00e0 ce qu'elle remplace un traitement de fond ne l'est pas. Beaucoup de personnes se suppl\u00e9mentent pendant des ann\u00e9es sans voir leur taux bouger significativement, ce qui m\u00e9rite d'\u00eatre compris <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/ia-en-sante\/pourquoi-la-vitamine-d-ne-fonctionne-pas\/\">pourquoi la suppl\u00e9mentation en vitamine D ne parvient si souvent pas \u00e0 modifier le r\u00e9sultat<\/a>.<\/p>\n\n<p>Deux facteurs modifiables se distinguent : le tabagisme augmente le risque de SEP et est associ\u00e9 \u00e0 une progression plus rapide du handicap ; l'ob\u00e9sit\u00e9 \u00e0 l'adolescence augmente \u00e9galement ce risque.<\/p>\n\n<h2>Comment la scl\u00e9rose en plaques est diagnostiqu\u00e9e<\/h2>\n\n<p>Le diagnostic repose sur les crit\u00e8res de McDonald, r\u00e9vis\u00e9s en 2024. La logique est la m\u00eame depuis 2001 : d\u00e9montrer des l\u00e9sions dans plusieurs zones du syst\u00e8me nerveux central (diss\u00e9mination spatiale) et \u00e0 plusieurs moments diff\u00e9rents (diss\u00e9mination temporelle), sans meilleure explication possible.<\/p>\n\n<p>L'IRM du cerveau et de la moelle \u00e9pini\u00e8re constitue l'essentiel du bilan, en mettant en \u00e9vidence des l\u00e9sions dans des localisations caract\u00e9ristiques et en distinguant les anciennes des l\u00e9sions actives qui se rehaussent au gadolinium. La r\u00e9vision de 2024 a ajout\u00e9 le nerf optique comme cinqui\u00e8me localisation qualifiante et a int\u00e9gr\u00e9 de nouveaux crit\u00e8res tels que le signe de la veine centrale et les l\u00e9sions \u00e0 bord paramagn\u00e9tique. La ponction lombaire recherche des bandes oligoclonales, des profils d'anticorps pr\u00e9sents dans le liquide c\u00e9phalorachidien mais pas dans le sang ; les cha\u00eenes l\u00e9g\u00e8res libres kappa sont d\u00e9sormais une alternative reconnue. Les potentiels \u00e9voqu\u00e9s mesurent la vitesse de conduction des signaux le long des voies visuelles ou sensitives.<\/p>\n\n<h3>Les analyses de sang qui comptent<\/h3>\n\n<p>Il est important de le pr\u00e9ciser clairement : aucune prise de sang ne permet de diagnostiquer la scl\u00e9rose en plaques. Il n'existe pas de marqueur de la SEP ni de test en acc\u00e8s direct qui puisse la confirmer ou l'exclure. Les analyses biologiques servent \u00e0 \u00e9carter d'autres affections pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes et des r\u00e9sultats d'IRM similaires.<\/p>\n\n<p>Comme la carence en vitamine B12 provoque des l\u00e9sions de la moelle \u00e9pini\u00e8re, des engourdissements et des troubles de la marche pouvant ressembler \u00e0 une SEP, les neurologues prescrivent syst\u00e9matiquement <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/marqueurs-sanguins\/vitamine-b12-comprendre-vos-niveaux\/\">un dosage de la vitamine B12 pour \u00e9liminer une cause traitable pouvant imiter la SEP<\/a>. Le bilan comprend g\u00e9n\u00e9ralement <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/marqueurs-sanguins\/tsh-comprendre-les-resultats-de-vos-analyses-de-sang\/\">un dosage de la TSH pour d\u00e9pister une maladie thyro\u00efdienne<\/a>. De nombreux bilans incluent \u00e9galement <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/marqueurs-sanguins\/ana-comprendre-les-resultats-des-analyses-de-sang\/\">un test des anticorps antinucl\u00e9aires pour d\u00e9tecter une \u00e9ventuelle maladie auto-immune du tissu conjonctif<\/a>, ainsi que la s\u00e9rologie de Lyme et les anticorps anti-aquaporine-4 et anti-MOG.<\/p>\n\n<p>La cha\u00eene l\u00e9g\u00e8re des neurofilaments, ou NfL, est une prot\u00e9ine lib\u00e9r\u00e9e lors de l\u00e9sions des fibres nerveuses, d\u00e9sormais mesurable dans le sang. Elle est prometteuse pour surveiller la r\u00e9ponse au traitement, mais n'est pas diagnostique : le taux de NfL augmente \u00e9galement apr\u00e8s un AVC ou une commotion c\u00e9r\u00e9brale.<\/p>\n\n<h2>Les maladies pouvant \u00eatre confondues avec la SEP<\/h2>\n\n<p>Les erreurs de diagnostic sont un probl\u00e8me r\u00e9el, c'est pourquoi les crit\u00e8res diagnostiques exigent d'\u00e9carter toute autre explication plus probable. Le trouble du spectre de la neuromy\u00e9lite optique et la maladie associ\u00e9e aux anticorps anti-MOG touchent les nerfs optiques et la moelle \u00e9pini\u00e8re, mais n\u00e9cessitent un traitement diff\u00e9rent, et certains m\u00e9dicaments contre la SEP peuvent les aggraver. Une carence en vitamine B12, une neurosarco\u00efdose et une migraine peuvent provoquer des anomalies de la substance blanche pouvant \u00eatre confondues avec une d\u00e9my\u00e9linisation.<\/p>\n\n<p>Les neurologues envisagent \u00e9galement <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/maladies\/lupus-comprendre-les-symptomes-les-causes-et-les-options-de-traitement\/\">un lupus avec atteinte du syst\u00e8me nerveux central<\/a> et, lorsque les ant\u00e9c\u00e9dents d'exposition le justifient, ils \u00e9cartent <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/maladies\/maladie-de-lyme-comprendre-les-symptomes-les-causes-et-les-traitements\/\">une maladie de Lyme avec atteinte neurologique<\/a>. Un ptosis (chute des paupi\u00e8res) et une vision double s'aggravant au cours de la journ\u00e9e \u00e9voquent <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/maladies\/myasthenie-grave-comprendre-les-symptomes-et-les-traitements\/\">la myasth\u00e9nie, une maladie touchant la jonction entre le nerf et le muscle<\/a>.<\/p>\n\n<h2>Options de traitement<\/h2>\n\n<p>Le traitement repose sur quatre axes. La prise en charge des pouss\u00e9es concerne les crises aigu\u00ebs : les cortico\u00efdes \u00e0 forte dose raccourcissent une pouss\u00e9e et acc\u00e9l\u00e8rent la r\u00e9cup\u00e9ration sans modifier l'\u00e9volution \u00e0 long terme, et les \u00e9changes plasmatiques constituent une option lorsque les crises ne r\u00e9pondent pas au traitement.<\/p>\n\n<p>Les traitements de fond modifient l'\u00e9volution de la maladie, et les diff\u00e9rentes classes th\u00e9rapeutiques se distinguent par leur m\u00e9canisme d'action et la surveillance qu'elles n\u00e9cessitent. Les interf\u00e9rons b\u00eata injectables et l'ac\u00e9tate de glatiram\u00e8re sont les plus anciens, avec le recul de s\u00e9curit\u00e9 le plus long et une efficacit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e ; leur surveillance porte sur les enzymes h\u00e9patiques et la num\u00e9ration sanguine. Les traitements oraux (fumarates, modulateurs des r\u00e9cepteurs de la sphingosine-1-phosphate, t\u00e9riflunomide, cladribine) n\u00e9cessitent des num\u00e9rations sanguines r\u00e9guli\u00e8res, un bilan h\u00e9patique, et parfois des contr\u00f4les cardiaques et ophtalmologiques. Les anticorps anti-CD20, tels que l'ocr\u00e9lizumab et l'ofatumumab, \u00e9liminent les lymphocytes B et comptent parmi les traitements les plus efficaces ; ils requi\u00e8rent une surveillance des immunoglobulines et un d\u00e9pistage de l'h\u00e9patite B au pr\u00e9alable. Le natalizumab n\u00e9cessite un test de d\u00e9tection des anticorps anti-virus JC en raison d'un risque rare d'infection c\u00e9r\u00e9brale, et l'alemtuzumab impose des analyses de sang et d'urine mensuelles pendant plusieurs ann\u00e9es. Les inhibiteurs de la tyrosine kinase de Bruton constituent la classe la plus r\u00e9cente, ciblant les formes progressives de la maladie.<\/p>\n\n<p>Le traitement cibl\u00e9 sur les sympt\u00f4mes s'attaque \u00e0 ce qui perturbe la vie quotidienne : spasticit\u00e9, douleurs neuropathiques, urgences urinaires, tremblements, vitesse de marche. La r\u00e9\u00e9ducation constitue un quatri\u00e8me axe th\u00e9rapeutique souvent sous-utilis\u00e9 ; la kin\u00e9sith\u00e9rapie, l'ergoth\u00e9rapie et l'orthophonie permettent de pr\u00e9server les capacit\u00e9s fonctionnelles.<\/p>\n\n<h2>Bien vivre avec la SEP : g\u00e9rer la maladie au quotidien<\/h2>\n\n<p>L'exercice physique \u00e9tait autrefois d\u00e9conseill\u00e9 dans la SEP \u2014 c'\u00e9tait une erreur. Une activit\u00e9 a\u00e9robie et un renforcement musculaire r\u00e9guliers am\u00e9liorent la force, la capacit\u00e9 \u00e0 marcher, l'humeur et la fatigue, sans aggraver la maladie. Progresser graduellement compte davantage que l'intensit\u00e9.<\/p>\n\n<p>La gestion de la chaleur rel\u00e8ve du quotidien plut\u00f4t que du m\u00e9dical : gilets rafra\u00eechissants, boissons fra\u00eeches et activit\u00e9s aux heures les plus fra\u00eeches permettent de limiter les pouss\u00e9es li\u00e9es \u00e0 la chaleur. Le sommeil joue \u00e9galement un r\u00f4le important, car la fatigue li\u00e9e \u00e0 la SEP est souvent aggrav\u00e9e par des troubles du sommeil traitables. La d\u00e9pression et l'anxi\u00e9t\u00e9 sont plus fr\u00e9quentes chez les personnes atteintes de SEP que dans la population g\u00e9n\u00e9rale, et toutes deux r\u00e9pondent bien au traitement.<\/p>\n\n<h2>Perspectives et ce que disent vraiment les chiffres<\/h2>\n\n<p>La plupart des personnes atteintes de SEP ont une esp\u00e9rance de vie normale ou quasi normale. Les estimations plus anciennes d'une dur\u00e9e de vie raccourcie provenaient de cohortes diagnostiqu\u00e9es avant l'existence de traitements efficaces et avant que l'IRM permette de d\u00e9tecter les formes moins s\u00e9v\u00e8res de la maladie.<\/p>\n\n<p>L'\u00e9volution vers le handicap a suivi la m\u00eame tendance. La proportion de personnes finissant par avoir besoin d'un fauteuil roulant est bien inf\u00e9rieure aux chiffres qui circulent encore sur Internet, et le passage \u00e0 la forme secondaire progressive survient plus tardivement et moins souvent chez les patients trait\u00e9s. La nuance est que la SEP est une maladie h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, et que certaines personnes accumulent un handicap malgr\u00e9 un traitement optimal. Pour une personne diagnostiqu\u00e9e aujourd'hui avec une SEP r\u00e9currente-r\u00e9mittente et trait\u00e9e pr\u00e9cocement, la perspective raisonnable est de g\u00e9rer une maladie chronique plut\u00f4t que d'en \u00eatre d\u00e9finie.<\/p>\n\n<h2>Derni\u00e8res avanc\u00e9es scientifiques<\/h2>\n\n<p>Le probl\u00e8me le plus difficile dans la SEP est le handicap qui s'installe progressivement, sans pouss\u00e9es. Un essai de phase 3 a assign\u00e9 1 131 personnes atteintes de SEP secondaire progressive non r\u00e9currente au tol\u00e9brutinib \u2014 un inhibiteur oral de la tyrosine kinase de Bruton qui atteint les cellules immunitaires \u00e0 l'int\u00e9rieur du cerveau \u2014 ou \u00e0 un placebo. La progression confirm\u00e9e du handicap pendant au moins six mois a concern\u00e9 22,6 % des patients sous traitement contre 30,7 % sous placebo (rapport de risque 0,69) ; les \u00e9l\u00e9vations des enzymes h\u00e9patiques au-del\u00e0 de trois fois la normale \u00e9taient plus fr\u00e9quentes, 4,0 % contre 1,6 % (Fox et al., 2025). Ce que cela signifie concr\u00e8tement : une forme de SEP qui ne disposait d'aucun traitement approuv\u00e9 en poss\u00e8de d\u00e9sormais un qui ralentit mesuralement la progression, avec une surveillance h\u00e9patique associ\u00e9e.<\/p>\n\n<p>Une m\u00e9ta-analyse regroupant 13 \u00e9tudes portant sur 12 513 personnes a cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer si le taux s\u00e9rique de cha\u00eene l\u00e9g\u00e8re de neurofilaments \u2014 la prot\u00e9ine lib\u00e9r\u00e9e dans le sang lorsque les fibres nerveuses sont endommag\u00e9es \u2014 permet de pr\u00e9dire l'\u00e9volution de la maladie. Des taux de base plus \u00e9lev\u00e9s \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 un risque accru de nouvelle pouss\u00e9e (rapport de risque 1,42) et de nouvelles l\u00e9sions rehauss\u00e9es au produit de contraste \u00e0 l'IRM (rapport de risque 1,47), ainsi qu'\u00e0 un risque environ deux fois plus \u00e9lev\u00e9 d'aggravation confirm\u00e9e (rapport de risque 2,10) (Chen et al., 2026). Ce que cela signifie pour vous : le NfL devient un outil concret pour v\u00e9rifier si le traitement est efficace.<\/p>\n\n<p>Un troisi\u00e8me essai a abord\u00e9 une question que beaucoup se posent apr\u00e8s des ann\u00e9es de stabilit\u00e9. L'\u00e9tude DOT-MS a r\u00e9parti 89 personnes atteintes de SEP \u00e0 d\u00e9but r\u00e9mittent, sans pouss\u00e9e ni activit\u00e9 IRM depuis plus de cinq ans, en deux groupes : poursuite ou arr\u00eat du traitement de premi\u00e8re ligne. L'essai a \u00e9t\u00e9 interrompu pr\u00e9matur\u00e9ment en raison du retour de l'inflammation : 8 des 45 patients ayant arr\u00eat\u00e9 le traitement (17,8 %) ont atteint le crit\u00e8re d'activit\u00e9 inflammatoire, contre 0 des 44 ayant poursuivi (Coerver et al., 2025). Ce que cela signifie pour vous : la stabilit\u00e9 refl\u00e8te g\u00e9n\u00e9ralement l'efficacit\u00e9 du traitement plut\u00f4t que la disparition de la maladie.<\/p>\n\n<h2>Id\u00e9es re\u00e7ues et r\u00e9alit\u00e9s<\/h2>\n\n<p>La SEP conduit in\u00e9vitablement au fauteuil roulant. C'est faux ; la plupart des personnes atteintes de SEP conservent leur capacit\u00e9 \u00e0 marcher sur le long terme, et les perspectives se sont am\u00e9lior\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 une prise en charge pr\u00e9coce.<\/p>\n\n<p>La SEP est h\u00e9r\u00e9ditaire. Elle ne se transmet pas de fa\u00e7on pr\u00e9visible. La g\u00e9n\u00e9tique augmente la susceptibilit\u00e9, mais la plupart des personnes atteintes de SEP n'ont aucun ant\u00e9c\u00e9dent familial.<\/p>\n\n<p>La grossesse est dangereuse en cas de SEP. Le taux de pouss\u00e9es diminue g\u00e9n\u00e9ralement pendant la grossesse et augmente bri\u00e8vement apr\u00e8s l'accouchement ; une grossesse est envisageable avec une bonne planification.<\/p>\n\n<p>La vitamine D traite la scl\u00e9rose en plaques. Un faible taux de vitamine D est associ\u00e9 \u00e0 un risque plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper la SEP, mais la suppl\u00e9mentation n'a pas d\u00e9montr\u00e9 d'effet th\u00e9rapeutique sur cette maladie.<\/p>\n\n<h2>Glossaire<\/h2>\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table style=\"border-collapse:collapse;width:100%;border:1px solid #d9d9d9\"><thead><tr><th style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px;text-align:left;background:#f6f8fa\">Terme<\/th><th style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px;text-align:left;background:#f6f8fa\">Ce que cela signifie<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">My\u00e9line<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Gaine graisseuse entourant les fibres nerveuses qui acc\u00e9l\u00e8re la transmission des signaux ; cible de l'attaque immunitaire.<\/td><\/tr><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">L\u00e9sion (plaque)<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Zone de d\u00e9my\u00e9linisation visible \u00e0 l'IRM ; sa localisation d\u00e9termine les sympt\u00f4mes.<\/td><\/tr><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Pouss\u00e9e<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Sympt\u00f4mes nouveaux ou aggrav\u00e9s durant au moins 24 heures, sans fi\u00e8vre ni infection.<\/td><\/tr><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Crit\u00e8res de McDonald<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">La r\u00e9f\u00e9rence internationale pour le diagnostic de la SEP, r\u00e9vis\u00e9e en 2024.<\/td><\/tr><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Bandes oligoclonales<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Profils d'anticorps pr\u00e9sents dans le liquide c\u00e9phalorachidien mais pas dans le sang, t\u00e9moignant d'une activit\u00e9 immunitaire dans le syst\u00e8me nerveux central.<\/td><\/tr><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Traitement de fond<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">M\u00e9dicament qui r\u00e9duit les pouss\u00e9es et ralentit le handicap, et pas seulement les sympt\u00f4mes.<\/td><\/tr><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Cha\u00eene l\u00e9g\u00e8re des neurofilaments<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Prot\u00e9ine lib\u00e9r\u00e9e lorsque les fibres nerveuses sont endommag\u00e9es ; utilis\u00e9e pour la surveillance, non pour le diagnostic.<\/td><\/tr><tr><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Ph\u00e9nom\u00e8ne d'Uhthoff<\/td><td style=\"border:1px solid #d9d9d9;padding:8px 10px\">Aggravation temporaire des sympt\u00f4mes lorsque la temp\u00e9rature corporelle augmente, disparaissant au refroidissement.<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n<h2>Questions fr\u00e9quentes<\/h2>\n\n<h3>Quels sont les premiers signes de la scl\u00e9rose en plaques ?<\/h3>\n\n<p>Les sympt\u00f4mes d'ouverture les plus fr\u00e9quents sont la n\u00e9vrite optique, c'est-\u00e0-dire une perte de vision douloureuse dans un \u0153il, et des troubles sensitifs comme des engourdissements, des fourmillements ou une sensation d'\u00e9tau autour du torse. Des probl\u00e8mes d'\u00e9quilibre, une faiblesse dans un membre et une sensation de d\u00e9charge \u00e9lectrique le long de la colonne vert\u00e9brale lors de la flexion du cou sont \u00e9galement courants. Ces sympt\u00f4mes s'installent en quelques heures \u00e0 quelques jours et durent plus de 24 heures, ce qui justifie une consultation neurologique.<\/p>\n\n<h3>Comment diagnostique-t-on la scl\u00e9rose en plaques ?<\/h3>\n\n<p>Le diagnostic repose sur les crit\u00e8res de McDonald 2024, qui exigent des preuves d'atteinte dans plusieurs zones du syst\u00e8me nerveux central et \u00e0 plusieurs moments distincts, sans autre explication plus probable. L'IRM du cerveau et de la moelle \u00e9pini\u00e8re est au c\u0153ur du bilan, et une ponction lombaire \u00e0 la recherche de bandes oligoclonales ou de cha\u00eenes l\u00e9g\u00e8res kappa libres vient le renforcer. Les analyses de sang permettent d'\u00e9carter d'autres maladies ; elles ne confirment jamais la SEP.<\/p>\n\n<h3>La scl\u00e9rose en plaques est-elle h\u00e9r\u00e9ditaire ?<\/h3>\n\n<p>La SEP ne se transmet pas de fa\u00e7on directe ou pr\u00e9visible. Plus de deux cents variants g\u00e9n\u00e9tiques augmentent l\u00e9g\u00e8rement la susceptibilit\u00e9, avec l'effet le plus marqu\u00e9 dans la r\u00e9gion HLA-DRB1. Avoir un parent ou un fr\u00e8re ou une s\u0153ur atteint de SEP fait passer le risque au cours de la vie d'environ un sur trois cents \u00e0 quelques pour cent, de sorte que la grande majorit\u00e9 des proches ne d\u00e9veloppent jamais la maladie. La plupart des personnes diagnostiqu\u00e9es n'ont aucun ant\u00e9c\u00e9dent familial.<\/p>\n\n<h3>Peut-on gu\u00e9rir de la scl\u00e9rose en plaques ?<\/h3>\n\n<p>Il n'existe actuellement aucun traitement curatif. Ce qui existe, c'est un \u00e9ventail croissant de traitements de fond qui r\u00e9duisent la fr\u00e9quence des pouss\u00e9es, limitent la formation de nouvelles l\u00e9sions et ralentissent l'accumulation du handicap, surtout lorsqu'ils sont d\u00e9but\u00e9s t\u00f4t dans la forme r\u00e9currente-r\u00e9mittente. Les traitements symptomatiques et la r\u00e9\u00e9ducation permettent de g\u00e9rer les effets au quotidien, et la recherche sur la remy\u00e9linisation et les formes progressives est tr\u00e8s active. L'\u00e9ventail des options disponibles est bien plus large qu'il y a dix ans.<\/p>\n\n<h3>Quelle est l'esp\u00e9rance de vie d'une personne atteinte de scl\u00e9rose en plaques ?<\/h3>\n\n<p>La plupart des personnes atteintes de SEP ont une esp\u00e9rance de vie normale ou proche de la normale. Les chiffres plus anciens \u00e9voquant une esp\u00e9rance de vie r\u00e9duite provenaient de cohortes diagnostiqu\u00e9es avant l'existence des traitements de fond et avant que l'IRM puisse d\u00e9tecter les formes moins s\u00e9v\u00e8res. Prendre soin de sa sant\u00e9 cardiovasculaire, rester actif, ne pas fumer et traiter rapidement les infections sont autant de facteurs importants, car les probl\u00e8mes qui r\u00e9duisent l'esp\u00e9rance de vie dans la SEP sont souvent les m\u00eames que ceux qui touchent tout le monde.<\/p>\n\n<h3>La vitamine D est-elle utile dans la scl\u00e9rose en plaques ?<\/h3>\n\n<p>Un faible taux de vitamine D est r\u00e9guli\u00e8rement associ\u00e9 \u00e0 un risque plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper la SEP, la maladie est plus fr\u00e9quente aux latitudes \u00e9lev\u00e9es, et un m\u00e9canisme li\u00e9 \u00e0 la r\u00e9gulation immunitaire est plausible. Cependant, les essais cliniques n'ont pas d\u00e9montr\u00e9 que la suppl\u00e9mentation traite la SEP d\u00e9j\u00e0 d\u00e9clar\u00e9e ni qu'elle remplace les traitements de fond. Corriger une carence av\u00e9r\u00e9e est judicieux, mais discutez de tout plan de suppl\u00e9mentation avec votre m\u00e9decin en parall\u00e8le du traitement de la SEP.<\/p>\n\n<h2>Sources<\/h2>\n\n<ul>\n<li>NINDS \u2014 Scl\u00e9rose en plaques \u2014 National Institutes of Health, 2025 \u2014 <a href=\"https:\/\/www.ninds.nih.gov\/health-information\/disorders\/multiple-sclerosis\">ninds.nih.gov<\/a><\/li>\n<li>MedlinePlus \u2014 Scl\u00e9rose en plaques \u2014 National Library of Medicine, 2025 \u2014 <a href=\"https:\/\/medlineplus.gov\/multiplesclerosis.html\">medlineplus.gov<\/a><\/li>\n<li>Cleveland Clinic \u2014 Scl\u00e9rose en plaques (SEP) \u2014 Cleveland Clinic, 2025 \u2014 <a href=\"https:\/\/my.clevelandclinic.org\/health\/diseases\/17248-multiple-sclerosis\">clevelandclinic.org<\/a><\/li>\n<li>National MS Society \u2014 Types de SEP \u2014 National MS Society, 2025 \u2014 <a href=\"https:\/\/www.nationalmssociety.org\/understanding-ms\/what-is-ms\/types-of-ms\">nationalmssociety.org<\/a><\/li>\n<li>Montalban X et al. \u2014 Diagnostic de la scl\u00e9rose en plaques : r\u00e9visions 2024 des crit\u00e8res de McDonald \u2014 Lancet Neurology, 2025 \u2014 <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/S1474-4422(25)00270-4\">doi.org<\/a><\/li>\n<li>Fox RJ et al. \u2014 Tolebrutinib dans la scl\u00e9rose en plaques secondairement progressive non r\u00e9currente \u2014 New England Journal of Medicine, 2025 \u2014 <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1056\/NEJMoa2415988\">doi.org<\/a><\/li>\n<li>Chen Y et al. \u2014 Cha\u00eene l\u00e9g\u00e8re des neurofilaments s\u00e9riques et pronostic de la scl\u00e9rose en plaques : revue syst\u00e9matique et m\u00e9ta-analyse \u2014 Frontiers in Immunology, 2026 \u2014 <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3389\/fimmu.2026.1818869\">doi.org<\/a><\/li>\n<li>Coerver EME et al. \u2014 Arr\u00eat du traitement de fond de premi\u00e8re ligne dans la scl\u00e9rose en plaques stable : l'essai DOT-MS \u2014 JAMA Neurology, 2025 \u2014 <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1001\/jamaneurol.2024.4164\">doi.org<\/a><\/li>\n<li>Bjornevik K et al. \u2014 Une analyse longitudinale r\u00e9v\u00e8le une forte pr\u00e9valence du virus d'Epstein-Barr associ\u00e9 \u00e0 la scl\u00e9rose en plaques \u2014 Science, 2022 \u2014 <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1126\/science.abj8222\">doi.org<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n<h2>Pour aller plus loin<\/h2>\n\n<ul>\n<li>Une faiblesse musculaire remontant progressivement des jambes vers le haut en quelques jours \u00e9voque <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/maladies\/syndrome-de-guillain-barre-symptomes-causes-et-traitements\/\">le syndrome de Guillain-Barr\u00e9, une atteinte aigu\u00eb des nerfs p\u00e9riph\u00e9riques<\/a>.<\/li>\n<li>Une fatigue persistante et une intol\u00e9rance au froid peuvent plut\u00f4t \u00e9voquer <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/maladies\/hypothyroidie-comprendre-les-symptomes-les-causes-et-les-traitements\/\">une hypothyro\u00efdie, cause fr\u00e9quente et traitable des m\u00eames sympt\u00f4mes<\/a>.<\/li>\n<li>Avant de commencer certains traitements de la SEP, votre \u00e9quipe r\u00e9alise <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/marqueurs-sanguins\/numeration-globulaire-complete-comprendre-vos-resultats\/\">une num\u00e9ration formule sanguine (NFS) qui \u00e9tablit votre taux de lymphocytes de r\u00e9f\u00e9rence<\/a>.<\/li>\n<li>Si votre bilan comprend des marqueurs inflammatoires, d\u00e9couvrez <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/marqueurs-sanguins\/crp-comprendre-les-resultats-de-vos-analyses-de-sang\/\">ce qu'un r\u00e9sultat de prot\u00e9ine C-r\u00e9active vous indique et ce qu'il ne vous indique pas<\/a>.<\/li>\n<li>De nombreux bilans comprennent \u00e9galement <a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/marqueurs-sanguins\/la-vitesse-de-sedimentation-des-erythrocytes-comprendre-les-resultats\/\">une vitesse de s\u00e9dimentation (VS), marqueur non sp\u00e9cifique de l'inflammation<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n\n<h2>Comprenez vos r\u00e9sultats d'analyses avec BloodSense<\/h2>\n\n<p>Un bilan de SEP g\u00e9n\u00e8re de nombreuses analyses sanguines, et presque aucune ne recherche directement la SEP. La vitamine B12, la TSH, les anticorps antinucl\u00e9aires, la s\u00e9rologie de Lyme et la num\u00e9ration formule sanguine sont prescrits pour \u00e9carter les maladies qui imitent la SEP.<\/p>\n\n<p>Le suivi qui s'ensuit est tout aussi riche en analyses : enzymes h\u00e9patiques, num\u00e9ration des lymphocytes, taux d'immunoglobulines ou statut des anticorps anti-virus JC, selon le traitement. BloodSense lit vos r\u00e9sultats t\u00e9l\u00e9charg\u00e9s, explique chaque marqueur en langage clair et indique quels chiffres votre \u00e9quipe surveille.<\/p>\n\n<p><a href=\"https:\/\/bloodsense.ai\/fr\/\">Obtenez l'interpr\u00e9tation de vos r\u00e9sultats en quelques minutes<\/a><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vous vous demandez si des engourdissements, des troubles de la vision ou de la fatigue pourraient \u00eatre le signe d&#039;un probl\u00e8me plus grave\u00a0? 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